Louise de Nicolas Keitel (2025)

« Louise » est un thriller psychologique réalisé par Nicolas Keitel. Réalisateur et scénariste français, il s’adonne, dans un premier temps, aux reportages et « making-of ». Il passera ensuite aux courts-métrages avec « Le bon copain » en 2018. « Louise » est son premier long métrage. Il s’est inspiré de son histoire familiale.


C’est l’histoire de trois femmes, une mère et ses deux filles qui vont se retrouver dans une situation dramatique malgré elles. Un beau trio d’actrices. Cécile de France, Diane Rouxel et Salome Dewaels interprètent les héroïnes de ce film tout en sensibilité mais qui ne manque pas de tension dramatique.


Catherine (Cécile de France) est une femme divorcée qui élève seule ses deux filles, Marion et Jeanne. Leur père, un drogué, n’a plus de droit de visite. Catherine est encore jeune, elle n’est pas sûre d’elle, elle veut encore plaire, elle ne veut pas rester seule et c’est la raison pour laquelle elle accepte une liaison toxique. Un soir, elle rentre avec son ami très éméché et la dispute éclate. Les fillettes, du haut de l’escalier, assistent à la scène. Quand l’individu commence à étrangler sa mère, Marion, 10 ans, intervient. Elle saisit une paire de ciseaux et frappe le dos de l’affreux bonhomme. Il s’effondre. Catherine appelle les secours, Marion s’enfuit.


Elle arrive chez son père qui entrevoit la possibilité de récupérer sa fille. Il lui dit que l’ami de sa mère est mort et qu’il va la protéger. Ils vont fuir pour qu’elle échappe à la police. Un soir, le squat où iels demeurent prend feu. Marion arrive à fuir mais son père meurt.


Elle est déclarée disparue. Sa mère la croit morte et elle déménage à Bruxelles pour pouvoir se recueillir sur la tombe de sa fille. Quand Marion revient chez sa mère, la maison est vide.


Quinze ans plus tard, Louise (Diane Rouxel), une journaliste parisienne retrouve Jeanne B (Salomé Dewaels) sur les réseaux. C’est une jeune chanteuse qui se produit le soir dans un cabaret bruxellois…


Le film fait sans cesse des « aller-retour » entre 2008 et 2023. On découvre petit à petit ce qui s’est passé durant ces quinze années. On vit les événements avec les protagonistes. Comme elles, on espère, on attend et on pleure. Tous les codes du suspens sont présents.

Un film qui privilégie les personnages féminins. Les hommes ont des rôles subalternes et leurs personnages ne sont pas très reluisants : un père drogué et démissionnaire et un amant alcoolo et brutal.


Le film aborde également le sujet des femmes sous emprise, qui subissent les insultes et les coups d’un pervers narcissique qui détruit leur vie. Suite à l’événement traumatisant, Catherine réagira en fondant une association pour aider les femmes. Vive la résilience.

Encore et encore des films qui font la part belle aux femmes. Des femmes qui gèrent leur vie et prennent leur destin en main malgré tous les obstacles qu’elles rencontrent sur leur route.


V.M.