Salve Maria (Dieu te sauve Marie) de Mar Coll (2025)


Mar Coll est une cinéaste catalane née à Barcelone en 1981. Son court métrage de fin d’étude « La ultima polaroid » a été récompensé, en 2004, au « Festival international du film fantastique de Catalogne ». « Tots volem el millor per a ella » a été salué au « Prix Gaudi » et au « Prix Goya » en 2013.


« Salve Maria » est son troisième long métrage. Il a reçu le « Prix Feros » du meilleur film en 2025. L’histoire est inspirée du roman de Katixa Agirre « Mothers Don’t ».
Dans ses films précédents, La réalisatrice s’était déjà intéressée aux relations familiales et à l’émancipation féminine. Cette fois, elle se penche sur la maternité et le ressenti d’une jeune mère.


Dur, dur d’être mère ! La réalité est bien loin des images idéalisées mises en avant par la religion catholique (et toutes les religions d’ailleurs).
Présentée comme le but ultime vers lequel chaque femme doit tendre, la maternité est loin d’être une sinécure. Haro sur ces femmes qui ne veulent pas être mères, elles sont égoïstes et ne savent pas ce qu’elles ratent, les pauvres !


Mar Coll va suivre Marie (Laura Weissmahr), une jeune écrivaine tout juste accouchée d’un petit garçon. Pas pour elle cet instinct maternel tant vanté (et tant culpabilisant pour les femmes qui ne le ressentiraient pas).


Après des mois de grossesse et un accouchement plus ou moins difficile, c’est le retour à la maison avec son enfant. C’est la solitude face à ce bouleversement. Le père du bébé est souvent absent, il repousse continuellement son congé parental. Tous les éléments du quotidien deviennent problématiques.


Marie est exténuée, elle dort peu, l’allaitement est douloureux, l’enfant vomit sans cesse son lait. Elle devient indissociable du bébé et de sa poussette. Elle a du mal à accepter cette nouvelle vie et de drôles de pensées la submergent. Peut-on avouer qu’on a du mal à accepter son enfant ? Peut-on dire qu’on rêve qu’il disparaisse ?


Marie n’a plus de temps pour elle. Les seules personnes qu’elle côtoie sont les autres mères qui fréquentent les cours d’allaitement. Son physique est à l’image de son mental : elle se laisse aller. Son esprit d’écrivaine va vagabonder et elle va coucher sur le papier les idées morbides qui lui viennent à l’esprit. Est-ce suffisant ?


L’histoire fait écho à un infanticide qui envahit les pages des journaux. Le crime ultime n’est-il pas une mère qui tue son enfant ? Pas de pardon ni d’excuses pour ces monstres !


A l’heure où l’IVG est interdite dans de nombreux états américains, le nombre de bébés retrouvés dans des poubelles va grandissant. Une femme n’est pas qu’un incubateur, elle doit vouloir l’enfant et même dans ce cas, elle doit d’être accompagnée. L’adage « Il faut tout un village pour élever un enfant » n’est pas dénué de sens.


Le titre « Salve Maria » souligne le martyre et l’héroïsme commun aux jeunes mères.


Je dirai « encore et encore » pour cette vision empathique et non culpabilisatrice des émotions d’une jeune femme face à la maternité.


V.M.



L’instinct maternel existe-t-il vraiment ? in https://search.yahoo.com/search/?p=instinct%20maternel
Les futurs parents, les parents expérimentés et ceux qui envisagent d’avoir des enfants sont bombardés par l’idée que l’instinct maternel est quelque chose que toutes les femmes possèdent.
On s’attend à ce que les femmes aient une sorte de désir instinctif d’avoir des enfants et sachent aussi d’une manière ou d’une autre comment prendre soin d’eux, quels que soient leurs besoins, leurs désirs ou leur expérience.
Et même si vouloir avoir des enfants et prendre soin d’eux est une bonne chose, l’idée que simplement parce que vous êtes une femme, vous devriez vouloir des enfants (ou que vous devriez savoir « instinctivement » quoi faire une fois qu’ils sont nés) est irréaliste et ajoute beaucoup d’anxiété et de stress inutiles.


L'instinct maternel : une vaste supercherie, finalement assez récente in https://www.radiofrance.fr/franceinter/l-instinct-maternel-une-vaste-supercherie-finalement-assez-recente-5228908
L'instinct maternel, cela serait une capacité innée et naturelle des mères à prendre soin de leur bébé, à savoir comment s'occuper de leurs enfants. Il y a aussi derrière ce concept l'idée selon laquelle les femmes ont par nature envie de faire des enfants. Ce serait un instinct d'enfanter, lié à leur capacité de le faire. Cet invariable lié à l'espèce agirait comme une sorte d'appel du ventre que toutes ressentiraient. Ainsi, à partir du moment où l'enfant naît, l'amour serait tout de suite présent, et cela guiderait les mères dans leurs actes quotidiens.
Il a certes été constaté que le lien entre un parent et son bébé était primordial au bon développement de ce dernier, mais l'existence d'instinct selon lequel une femme voudrait forcément être mère et sache, sans avoir besoin d'y réfléchir et sans expérience, s'occuper de son enfant ne se révèle pas prouvée. La variabilité et l'impermanence de ce lien entre mère et enfant durant les époques et dans les différentes cultures nous donnent des indications.



Au Texas, des bébés morts retrouvés dans des poubelles depuis l'interdiction de l'IVG in https://www.slate.fr/monde/bebes-poubelle-interdiction-avortement-texas-etats-unis-abandons-mort-nourrisson-roe-wade-femmes-enfants-legislation-anti-ivg
L'interdiction de l'avortement dans plusieurs États des États-Unis continue de faire des ravages. Dernière preuve en date au Texas, où de plus en plus de bébés sont retrouvés abandonnés dans des poubelles, fossés, camions-poubelles et sur des trottoirs, rapporte le Washington Post.
L'interdiction de l'avortement au Texas, entrée en vigueur en 2021, est l'une des plus sévères du pays. Elle ne fait aucune exception, même en cas de viol ou d'inceste, laissant les femmes sans recours légal pour interrompre une grossesse non désirée. Ces interdictions drastiques ont provoqué des conséquences sociales et sanitaires dramatiques, avec notamment l'augmentation de la mortalité infantile et des abandons morbides.