Cordillera de Fuego de Jayro Bustamante (2025)

« Cordillera de Fuego »est un film dramatique guatémaltèque-français réalisé par Jayro Bustamante.Ce dernier est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma guatémaltèque.


Le film se concentre sur deux volcanologues interprétées par María Mercedes Coroy et Tatiana Palomo. Ellestentent d'évacuer des communautés indigènes face à la formation d'un nouveau volcan, dénonçant au passage les enjeux politiques opportunistes. En effet, l’apparition d’un nouveau volcan enclenche un conflit entre une population locale mise en danger et de riches propriétaires voulant s’accaparer les terres.


Au cœur de ce chaos, deux femmes s’imposent comme de véritables piliers. Là où les hommes du film voient dans la formation de ce nouveau volcan une opportunité de spoliation foncière et de spéculation, nos deux protagonistes féminines y voient une urgence humaine.

Ce drame, inspiré de l'éruption volcanique de 2018, présente une distribution locale centrée sur des voix féminines et autochtones. Le film expose avec une précision chirurgicale la mécanique du pouvoir : l’avidité masculine représentée par de riches propriétaires terriens, prédateurs, prêts à discréditer celles qui se mettent en travers de leur chemin et à sacrifier des vies pour étendre leur domaine. A l’inverse, la stratégie et l’intelligence féminines représentées par deux scientifiques brillantes qui allient leur force et leurs connaissances pour naviguer avec diplomatie dans les méandres du pouvoir en faisant preuve d’une grande résistance.


Deux beaux modèles de femmes inspirantes, maitresses de leur destin, tenaces, stratèges, qui n’acceptent pas d’être victimes du système, qui entament des négociations serrées, agissent avec éthique, force morale et humanité.


Le film montre également la fragilité humaine face aux éléments, mais surtout la force intérieure de celles qui refusent de se résigner.

En mettant en lumière ces deux femmes qui obtiennent gain de cause contre vents et marées (et laves), le réalisateur livre un plaidoyer vibrant pour une gestion du monde plus juste et plus féminine. Ciné Women le place donc dans la catégorie « Encore et encore ».



C.P.